Léanie Boulianne : technicienne minière chez Eldorado Gold Québec et fière de l’être!
Curieuse, déterminée et passionnée, Léanie Boulianne fait partie de cette relève dynamique qui contribue à façonner le secteur minier d’aujourd’hui. Technicienne minière chez Eldorado Gold Québec, elle incarne une nouvelle génération de travailleuses pour qui ambition et engagement vont de pair. À travers son parcours, Léanie nous fait savoir comment elle a découvert la Technologie minérale, ce qui la motive au quotidien dans son travail et pourquoi elle encourage d’autres jeunes, en particulier les femmes, à envisager une carrière dans cette industrie en constante évolution.
- Peux-tu nous parler de ton parcours académique et professionnel?
Après mon secondaire, je n'avais pas d'idée très claire de ce que je voulais faire. J'étais attirée par l'architecture, mais j’avais peu exploré ce domaine. J’ai donc commencé en sciences humaines avec un profil en mathématiques. C’est en discutant avec une conseillère d’orientation que j’ai découvert la Technologie minérale, un programme qui offrait un bon équilibre entre le travail de bureau et le terrain. C’est cet aspect qui m’a séduite.
2. Quel genre d’élève étais-tu au secondaire?
J’aimais les mathématiques et les sciences, mais je n’avais pas d’intérêt particulier pour le secteur minier à l’époque. Je ne connaissais pas vraiment ce milieu, et personne dans mon entourage n’y travaillait.
3. Comment as-tu découvert le secteur minier?
C’est grâce à la conseillère d’orientation que j’ai découvert cette voie. Elle a su cerner mon besoin de mouvement, mon intérêt pour les environnements qui sont dynamiques, et m’a présenté le DEC en Technologie minérale. Ça m’a tout de suite intéressée.
4. Parle-nous un peu de ta formation en Technologie minérale.
J’ai adoré la formation. Les cours sont concrets, on ne reste pas assis toute la journée. On sort sur le terrain, on apprend dans l’action, entre autres à faire de la topométrie, etc. Ce que j’ai préféré, ce sont les cours de troisième année axés sur l’exploitation. Ça m’a vraiment permis de me projeter dans le métier. J’ai aussi adoré les stages.
5. Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail de technicienne minière?
Ce que j’aime le plus, c’est le côté varié : être autant sur le terrain qu’au bureau. Je suis en ventilation, donc je planifie mes inspections, je descends sous terre, je fais les relevés, je remonte et je produis mes rapports. J’adore devoir réfléchir pour trouver des solutions quand il y a un problème.
« Dans le secteur minier, j’ai trouvé bien plus qu’un métier : un milieu stimulant où chaque jour est une occasion d’apprendre, de collaborer et de repousser mes limites. »
- Léanie Boulianne, technicienne minière
Eldorado Gold Québec
6. À quoi ressemble une journée typique pour toi?
Je commence par planifier mes inspections hebdomadaires. Ensuite, je descends sous terre, je fais des relevés de ventilation, j’observe les problèmes potentiels. Je collabore beaucoup avec les ingénieurs et mes collègues en ventilation. Je travaille aussi avec les superviseurs de mine lorsque des interventions sont nécessaires.
7. Selon toi, quels sont les grands changements dans le secteur minier aujourd’hui?
Le secteur est en constante évolution, surtout sur le plan technologique. Ce que j’aime, c’est qu’on a toujours quelque chose à apprendre. Il y a beaucoup de postes différents accessibles, même après avoir commencé sa carrière, comme en ventilation minière, en forage et sautage, en arpentage minier, en planification, en contrôle de terrain et en mécanique des roches.
8. Quel préjugé aimerais-tu briser à propos du secteur minier?
Que les femmes n’ont pas leur place dans ce secteur. C’est tout le contraire : on est bien intégrées, respectées et soutenues. J’avais des craintes au départ, mais tout le monde est accueillant. L’ambiance est familiale et inclusive.
9. Quel message aimerais-tu transmettre à un jeune du secondaire qui envisage une carrière dans le domaine minier?
Je dirais que le secteur minier, c’est loin d’être monotone ou réservé à un seul type de personne. C’est un domaine où on apprend constamment, que ce soit sur les méthodes de travail, les technologies ou les différentes facettes des opérations minières. Ce que j’aime particulièrement, c’est l’équilibre entre la réflexion et l’action : on est souvent sur le terrain à observer, mesurer, intervenir, puis on revient au bureau pour analyser, planifier, comprendre. Il y a un bon mélange entre le travail physique et le travail intellectuel. C’est aussi une carrière pleine d’opportunités. Peu importe où on commence, il y a de la place pour évoluer, se spécialiser, changer de poste, toucher à différents volets. Et surtout, on n’a pas besoin de tout savoir au départ : si on est curieux, motivé et qu’on aime l’action, on va trouver sa place. Le secteur a besoin de gens engagés et les portes sont grandes ouvertes, autant pour les femmes que pour les hommes.
10. As-tu un conseil pour une personne qui souhaite devenir technicien minier ou technicienne minière?
Oui, mon plus grand conseil, c’est de faire les stages, même s’ils ne sont pas obligatoires dans le programme. C’est vraiment pendant ces expériences sur le terrain qu’on découvre la réalité du métier. Les stages permettent de faire des liens concrets entre ce qu’on apprend en classe et ce qui se passe réellement dans une mine. On comprend mieux l’utilité des cours, on gagne en confiance et, surtout, on développe des réflexes professionnels. C’est aussi un moment clé pour créer des contacts dans l’industrie. Les collègues et superviseurs rencontrés en stage peuvent devenir des alliés précieux pour la suite, que ce soit pour obtenir un emploi ou simplement pour mieux comprendre le fonctionnement du milieu. Dans mon cas, c’est grâce à mes stages que j’ai pu intégrer Eldorado Gold Québec dès la fin de mes études. C’est une excellente porte d’entrée vers le marché du travail et un moyen concret de savoir si ce métier est fait pour soi.
11. Qu’est-ce que tu dirais à une femme qui pense à faire un DEC en Technologie minérale?
Je lui dirais sans hésiter : lance-toi! Ce n’est plus vrai que le secteur minier est un monde réservé aux hommes. Les mentalités ont évolué et, aujourd’hui, les femmes sont non seulement les bienvenues, mais aussi pleinement reconnues pour leurs compétences. Personnellement, je me suis toujours sentie bien accueillie, respectée et soutenue, autant durant mes études que dans mon milieu de travail. C’est normal d’avoir des doutes au début; moi-même, j’en avais. Je me demandais si j’allais être à ma place, si le métier allait me convenir. Mais dès mes premiers stages, j’ai vu que tout le monde collaborait, que l’ambiance était inclusive et que les femmes apportaient une valeur ajoutée à l’équipe. Il faut juste oser faire le premier pas. Ce DEC ouvre énormément de portes et c’est un milieu dans lequel on peut vraiment évoluer.