La formation collégiale pour coordonner les salles de contrôle minières sera offerte dès l’automne 2026
Pour en savoir plus ou s'inscrire à la formation
Depuis l’été dernier, le consortium de cégeps offrant le programme de Technologie minérale et regroupant les cégeps de Thetford, de Sept-Îles et de l’Abitibi-Témiscamingue, planche, en collaboration avec l’Institut national des mines, sur la création d’une attestation d’études collégiales afin de spécialiser les techniciennes et techniciens travaillant dans les salles de contrôle minières. Ayant la volonté de l’offrir dès l’automne 2026, la conception du programme se réalise présentement et avance très bien.
En cohérence avec le profil de compétences développé par l’Institut national des mines et ses partenaires miniers et de l’éducation, le consortium poursuit ses travaux afin de bâtir le contenu du programme tout en déterminant présentement les tâches précises qu’une technicienne et un technicien de salle de contrôle réalisent. En parallèle à l’élaboration du programme, le consortium effectue également des visites dans les entreprises minières afin de mieux comprendre les réalités opérationnelles, de valider les besoins du terrain et d’assurer l’adéquation de la formation avec les pratiques actuelles. Une visite récente chez ArcelorMittal a notamment permis d’enrichir les travaux grâce à des échanges directs avec le personnel de terrain.
Cette formation standardisée contribuera non seulement à accroître la polyvalence des travailleuses et travailleurs du secteur minier possédant déjà une expertise en opérations minières, mais également encourager la venue d’un nouveau personnel expérimenté issu d’autres domaines d’activités qui souhaite intégrer le secteur minier.
Les entreprises du secteur minier interpelées pour l’offrir à leur main-d'oeuvre
L’Institut et ses partenaires réaliseront à l’hiver prochain, une présentation de la formation actuellement développée par le consortium. D’ailleurs, il est possible de s’inscrire dès maintenant à cette rencontre en écrivant à info@inmq.gouv.qc.ca afin de recevoir les détails de la formation collégiale lorsqu’ils seront disponibles.
Rappelons qu’en août dernier, l’Institut avait effectué le lancement de ce projet de formation au complexe minier LaRonde d’Agnico Eagle afin de présenter les concepteurs du programme.
Résumé de l’atelier de réflexion sur les salles de contrôle dans le secteur minier – 2 octobre dernier
Lors du 10e colloque sur la formation, tenu le 2 octobre dernier à Rouyn-Noranda, l’Institut a tenu un atelier de réflexion sur les salles de contrôle, les minéraux critiques et stratégiques, les Premières Nations et Inuit et l’employabilité.
Concernant l’atelier portant sur la thématique des salles de contrôle, bien que trois tables aient partagé ce même thème, chacune des tables a identifié des priorités distinctes et complémentaires. Toutes se sont entendues pour mentionner qu’il y aura une évolution du profil recherché dans ces installations. À l’horizon 2035, le personnel de salle de contrôle verra son rôle évolué, d’un travail physique à un travail demandant des compétences en gestion, en automatisation, en supervision et en analyse. En plus de virtualiser le poste de travail, cette évolution ouvrira la porte au travail à distance. Même si l’expérience terrain sera un avantage, les compétences en programmation, en gestion de données et analyse seront primordiales. Une polyvalence accrue sera également exigée et les métiers traditionnels vont évoluer vers des rôles interdisciplinaires nécessitant une vision intégrée des opérations. Trois éléments resteront centraux en ce qui a trait à l’avènement des salles de contrôle minières au Québec :
- Formation continue sera essentielle et même obligatoire;
- Gestion du stress et une capacité de concentration soutenue seront nécessaires;
- Jugement critique face aux décisions suggérées par les systèmes automatisés sera crucial.
En conclusion, l’atelier a permis de relever trois priorités : la relève et la promotion des métiers et professions du secteur minier pour favoriser l’attractivité, l’adaptabilité aux technologies en diminuant l’écart entre l’équipement disponible en formation et celui accessible en entreprise ainsi que l’importance de qualifier et rendre disponible la formation requise pour travailler dans les salles de contrôle.
Réseau d’Experts en salle de contrôle au Québec avec le Groupe MISA
L’Institut poursuit son partenariat avec MISA en collaborant étroitement au Réseau Salle de contrôle. Le 27 novembre dernier, l’équipe de l’Institut présentera l’avancement du développement du projet de formation collégiale afin de qualifier les techniciens et techniciennes minières pour travailler dans les salles de contrôle actuelles et futures du secteur minier.
Rappelons que les objectifs de ce Réseau d’experts en salle de contrôle est :
- D'accompagner les entreprises dans l’adoption des meilleures pratiques en salle de contrôle grâce à un cadre de référence commun;
- D'optimiser la performance opérationnelle;
- De réduire les inefficiences en gestion;
- D'harmoniser les pratiques industrielles;
- D'accélérer l’adoption de technologies stratégiques;
- D'approfondir les profils de compétences des travailleuses et des travailleurs travaillant dans une salle de contrôle en assurant l’adéquation avec la formation.
Les publications de l’Institut national des mines à ce jour sur les salles de contrôle
La qualification : une nécessité pour la main-d'œuvre des salles de contrôle
(avis à la ministre de l’enseignement supérieur – 13 novembre 2024)
Dans cet avis, l’Institut national des mines révèle qu’il n’existe aucun programme d’études existant pour coordonner les opérations d’une salle de contrôle dans le secteur minier au Québec. Il recommande à la ministre de l’Enseignement supérieur de le soutenir pour instiguer, en collaboration avec ses partenaires, la démarche visant à réaliser une étude de pertinence relativement à la création d’un programme d’études ou à la modification d’un ou de plusieurs programmes d’études existants en vue de qualifier les personnes travaillant les salles de contrôle des entreprises minières.
Un profil de compétences actualisé pour une formation adaptée aux besoins du marché du travail visant à qualifier les techniciennes et techniciens en salle de contrôle minière
(avis à la ministre de l’enseignement supérieur – 23 novembre 2025)
Cet avis demande à la ministre de l’Enseignement supérieur de l’appuyer dans ses démarches en vue de l’appropriation du profil de compétences défini en concertation avec le secteur minier, dans le cadre du développement d’une offre de formation visant à qualifier les techniciennes et techniciens travaillant dans les salles de contrôle spécifiques au secteur minier. En d’autres termes, l’Institut demande de faciliter le processus d’approbation pour offrir l’attestation d’études collégiales dès l’automne 2026.
Saviez-vous que?
Les salles de contrôle ont toujours été dans la mire de l’Institut national des mines. En 2017, l’Institut avait réalisé une mission en Australie où l’équipe avait pu constater que les salles de contrôle étaient bien implantées dans les mines à ciel ouvert.
Désormais, la connectivité est disponible dans les mines souterraines. Les salles de contrôle à la surface deviennent ainsi des incontournables et un enjeu pour le succès du secteur minier au Québec.
Après avoir réalisé une recension documentaire et définit en quoi consistait les salles de contrôles, l’Institut a fait le constat qu’aucun programme d’études n’est disponible pour qualifier le personnel destiné à travailler dans une salle de contrôle. Il a par conséquent enclenché les démarches citées plus haut afin de créer une nouvelle formation.
Le 2 octobre dernier, l’Institut a présenté le profil de compétences priorisé par l’industrie minière lors du 10e colloque sur la formation minière. Il s’agit du poste de technicienne et de technicien en salle de contrôle dans le secteur minier. Le développement de parcours de formation correspondant à deux autres postes sont également à prioriser selon l’industrie minière, soit : superviseure et superviseur et téléopératrice et téléopérateur en salle de contrôle.